Monseigneur Jean-Michel di FALCO - Évêque auxillaire de Paris
Les protecteurs des animaux sont des précurseurs.
Avant même qu'il ne soit question d'écologie et de protection de la nature, ils avaient pris conscience du respect dû à la création. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui sont venus les rejoindre dans une action pour transmettre une terre plus belle encore aux générations futures. Il aura fallu plusieurs siècles pour apprendre que toute formes de vie méritaient le respect. peut-être n'avions nous pas compris que l'oeuvre salvatrice du Christ ne concernait pas seulement l'homme mais la création toute entière. Voici la conclusion de la Prière eucharistique numéro 4 : "Nous pourrons avec la création toute entière enfin libérée du péché et de la mort, te glorifier par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au Monde toute grâce et tout bien..."
Thimothy Findley - Acteur, écrivain - Canada
Depuis un siècle, maintenant, nous avons vécu presque entièrement en conflit les uns avec les autres. Les plus grandes, les plus longues, les plus destructrices guerres qui ont toujours été engendrées par la race humaine l'ont été contre notre propre espèce au cours de ces dernières centaines d'années.
Impérialisme, nationalisme, racisme et religion ont été nos excuses pour ces mortelles querelles. Rien de ce que nous avons fait au cours de ces évènements ne nous a encore apporté la paix.
Il apparaît que quand elle concerne le peuple, la paix est au-delà de la portée de nos capacités. pourquoi cela serait-il un défi à la raison ?
Sur un autre front, cependant nous avons trouvé mieux que la capacité - et vite trouvé - avant que nous soyons tous devenus les victimes de la seule et unique guerre que nous avons si loin engagé à l'unisson - la guerre contre la nature.
Ici-bas, par quelque bizarre impulsion, nous avons lutté côte à côte avec une terrifiante coopération et ingéniosité pour détruire l'un de nos meilleurs mais: le monde vivant lui-même.
Ma prière est simple et ma prière est celle-ci : Faire la apix avec la nature, maintenant. C'est seulement ainsi que la paix parmi les peuples aura un sens.
Monseigneur Charles-Amarin BRAND - Archevêque émérite de Strasbourg
Par-delà les malheurs du monde, l'humanité regarde toujours vers un futur de paix et de bonheur pour tous. Les croyants savent que la création toujours en gestation est confiée aux humains par une gérence vers plus de bien, plus de juste et de bonheur. Partenaires du Créateur, ils vivent et agissent dasn le respect de toute créature, la créature humaine 'faite à l'image de Dieu', la créature animale, elle aussi sensible à la douleur, la créature Terre en ses merveilles équilibres. Ainsi l'humanité avance vers le temps où la grande paix de Dieu rayonnera sur la création entière élevée à la plénitude de sa splendeur. (20 juillet 1999)
Allain Bougrain-Dubourg - Journaliste, Président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux
'Un homme peut-il vivre toujours libre ?'. Difficile de répondre pour l'enfant de dix ans que je suis. Le vieux naturaliste enchaîne avec passion: 'J'ai la solution, n'oublie jamais. Il suffit de conserver ses sens toujours en éveil à l'égard de la nature'. L'homme s'engage alors dans une grande démonstration : 'Même au plus profond d'une cellule un prisonnier peut s'évader en regardant l'araignée tisser sa toile'. Je n'ai compris que plus tard l'importance du message. Toucher, sentir, voir, épouser les formes de la nature qui nous échappe, c'est vivre une paix intérieure. Paradoxalement, dans les pays nantis, cette évidence devient un luxe. Le quotidien nous engage davantage à exploiter qu'à admirer. Ce dérapage peut-il conduire à la guerre ? A l'évidence. Se réconcilier avec nos voisins de la planète que sont les animaux, cohabiter avec l'environnement constituent sûrement les premiers pas qui conduisent à l'harmonie. Le chemin de la paix n'est pas si loin...
Pietro Croce - Professeur à l'Université de Milan
Aucune espèce animale ne peut constituer un modèle expérimental d'aucune autre espèce, homme compris. Parce que, expérimenter sur les animaux en fonction de la médecine humaine, est une erreur de méthode de la recherche biomédicale, une erreur méthodologique. Le choix de la méthode est un moment fondamental d'une recherche scientifique. Une science qui adopte une méthode erronée est une science systématiquement erronée. La conséquence négative de la médecine allopathique actuelle, se manifeste du fait que le nombre de maladies génétiques, dépasse celui des maldies naturelles connues.
Indéfiniment se continue l'expérimentation sur les animaux parce que c'est plus facile qu'innover, et parce que les idées nouvelles troublent l'ordre constitué et les colossaux intérêts économiques qui doivent être dispensés. Les vivisectionnistes se définissent 'bienfaiteurs de l'Humanité' mais cela est seulement un alibi qu'ils légitiment face à un public mal informé, en prétendant la nécessité scientifique de torturer des animaux.
Ces 'bienfaiteurs de l'Humanité' sont une calamité qui afflige l'espèce humaine depuis la nuit des temps. J'espère que c'est le moment d'annoncer à ces gens que l'humanité a finalement compris, et ne veut plus de leurs services. S'ils renoncent à la tragique illusion du 'modèle expérimental' animal, comment peut-on étudier l'homme ? La réponse est : 'Observons l'homme'. La médecine est seulement une petite partie, une science expérimentale : la médecine est essentiellement science de l'observation, respect de la vie, déduction : les hommes ne pourront être en paix entre eux tant qu'ils seront en guerre contre la nature et contre leurs frères animaux.
Brian Davies - Fondateur de l'IFAW - Pays de Galles
Cher Lecteur,
La paix doit toucher tous les êtres vivants sur la terre : vous et moi, mais aussi les animaux. Depuis plus de 25 ans, je travaille pour que la paix s'installe sur la banquise, au nom des bébés phoques qui naissent et qui vivent au large de la côte Est du Canada. Je sais que les animaux ressentent la douleur et la peur et qu'ils souffrent de ce que leur infligent les hommes. Les animaux ne peuvent pas s'exprimer; nous devons doncprendre la parole à leur place, pour que leurs souffrances soient entendues dans un monde trop sourd aux cris des êtres faibles et sans défense.
Au nom des innocents, animaux ou humains, vous et moi devons nous engager à donner ce qu'il y a de meilleur en nous pour qu'ils vivent enfin en paix.
Jean Dorst - Universitaire, Membre de l'Institut - France
Manifestement, nous vivons un des grands tournants de l'histoire de l'Homme. Après s'être rendu maître de l'utilisation des ressources naturelles et de l'énergie, il conquiert maintenant grâce à l'informatique, le domaine de la connaissance, du raisonnement et même de l'esprit. Notre époque est aussi celle des grands bouleversements politiques et économiques. Des idéologies jusqu'ici dominantes s'effondrent; il faut qu'un homme nouveau émerge de leurs décombres. L'aube du troisième millénaire doit être l'époque d'un profond renouveau, occasion véritable de repenser nos civilisations universelles. En un mot, celle d'une nouvelle 'révolution', aussi ample que la révolution néolithique, il y a quelques dix mille ans, ou celle du XVIIIème qualifiée d'industrielle, celle du triomphe de l'esprit sur la matière, de la raison et du coeur. Et celle de la liberté tempérée par le respect de l'intéret général. Que la paix règne sur notre terre, en s'appuyant sur ces grands principes.
En tant que biologiste, je ne peux qu'insister sur l'absolue nécessité de respecter le monde vivant, cette biosphère, comme l'appellent les scientifiques, mince couche de matière vivante, bactéries, végétaux capables de capter l'énergie solaire, et animaux qui la transporte le long des cycles complexes. Nous pouvons modifier cette enveloppe à notre profit, mais pas au-delà de certaines limites, comme le prescrivent des lois aussi strictes que celles qui président à la mécanique céleste. Il faut protéger la nature sauvage, à côté de celle qui a été domestiquée par l'homme au fil de longues traditions. Par ailleurs, nous ne pouvons qu'être impressionnés par l'accroissement inquiétant et exponentiel des populations humaines. Cela concerne l'ensemble des hommes, mais plus particulièrement ceux qui appartiennent au Tiers Monde. Le problème majeur des hommes de demain est de contrôler une démographie galopante des populations les plus prolifiques, celles qui précisément sont dans l'état le plus démuni. Un problème crucial qu'aucune instance nationale ou internationale ne veut vraiment aborder. C'est à ce prix que sera assurée la liberté des hommes dans le cadre d'une association équilibrée avec la nature.
Liberté, liberté chérie... Paroles de l'hymne national français. J'y tiens dans le plus profond de mon être. Dans les bourrasques politiques et économiques actuelles, que l'on n'oublie pas que l'homme reste et restera soumis aux lois éternelles du monde vivant, saur une humble mais prestigieuse planète dont il n'est que l'usufruitier provisoire.
Milos Forman - Cinéaste - États-Unis
Pourquoi ne mérite-t-on pas la paix?
Les animaux, les oiseaux, les humains, les vers , les poissons, ils se reproduisent tous, mangent, dorment, urinent, etc.
Mais avez-vous déjà vu des amibes, par exemple, ou des éléphants ou des fourmis, des chevaux, des singes, ou tout autre être vivant existant, se mettre en formation et marcher à l'unisson ? ...
Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! ...
Seul l'homme peut le faire !
Et personne ne rit...
Les enfants aiment imiter et personne ne leur donne une fessée !
Pourquoi ?
Pourquoi personne ne rit devant cette action fort ridicule de l'homme :
Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! ...
Nous ressemblons à une bande crétins absolus !
Et personne ne rit !
Et nous sommes surpris.
Jean Gaillard - Président de Notre-Dame de toute Pitié - France
La Paix est indivisible.
Avec raison des peuples aspirent à la paix, sans laquelle il n'est pas possible de mener une vie heureuse. Mais beaucoup oublient que ce bien précieux de la paix entre les hommes, ils ne l'obtiendront pas sans établir aussi la paix avec toute la création, tant que les hommes tueront des animaux, ils se tueront entre eux pensait Léonard de Vinci.
Dieu est Amour. Il a tout créé par amour, et aime toutes ses créatures. Comment les hommes n'en feraient-ils pas de même sans offenser le Créateur ? Spécialement les chrétiens que Jésus appelle à être parfaits comme leur Père céleste. Saint François d'Assise l'a si bien compris, lui qui chauqe jour a cherché à vivre cet amour profond des créatures, qu'il nommait ses frères et soeurs. Il reste le modèle des défenseurs des bêtes et de la nature: spontanément ils l'ont considéré comme leur patron céleste, et ont choisi sa fête pour célébrer la Journée Mondiale des Animaux.
"La Paix est l'oeuvre de la Justice". Combien est vraie cette belle devise de Pie XII. Les hommes n'auront pas la paix véritable sans faire régner d'abord entre eux la justice pour tous et dans tous les domaines. Ils ne l'auront pas non plus sans rendre aussi justice aux animaux. Il est temps de cesser de regarder ces derniers comme des objets qu'on a le droit de traiter n'importe comment, de faire souffrir et de tuer à sa guise. Il est temps d'abandonner toutes les formes d'exploitation arbitraire qui pèsent sur eux si lourdement : recherches expérimentales, élevages concentrationnaires, divertissements sanglants et tant d'autres pratiques. A l'exemple du docteur Albert Schweitzer, les hommes doivent apprendre à respecter toutes les formes de la vie. Le péché d'orgueil de l'homme rend actuellement impossible l'harmonie entre tous les vivants voulue par Dieu au commencement du monde. Mais ne perdons pas courage ! Nous savons que le Christ a apporté le salut à l'univers. Nous savons que, selon la prophètie d'Isaïe, viendra un jour où le loup paîtra avec l'agneau, où l'enfant jouera avec la vipère. Travaillons à préparer le ciel nouveau et la terre nouvelle entrevus dasn l'Apocalypse. Ouvrir les coeurs de nos contemporains à l'amour et au respect de toutes les créatures, c'est aussi bâtir la paix dans l'humanité. "La protection animale est une éthique chrétienne", a dit le pape Jean Paul II.
En paix avec Dieu, en paix avec la création entière, les hommes vivront alors en paix entre eux.
Jane Goodall - Éthnologue nommée "Messager de la Paix" par Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU
Les chimpanzés, qui sont le plus proche de nous parmi les autres animaux, sont une passerelle entre les êtres humains et ceux qui ne le sont pas. Si nous y songeons, notre différence avec le reste du royaume animal n'est pas si grande que çà. Nous en tirons un nouveau respect pour toutes ces étonnantes créatures non humaines avec lesquelles nous partageons la planète. Maintenant, il est certain que nous devons apprendre à nous comprendre de la même manière. Du point d'observation que nous offre notre condition privilégiée, il nous faut, d'abord, explorer le monde fascinant des diverses personnalités, des environnements variés et des cultures de ecux qui nous entourent.
Ensuite, nous devons découvrir sous les nationalités et les croyances, les ressemblances dans le comportement, l'intelligence, les émotions qui nous unissent comme les membres d'une seule famille. A partir de là, je pense qu'il y aura chez les humains sur la planète une plus grande tolérance et une plus grande compassion.
Si nous arrivons à guider nos enfants sur ce chemin, nous pourrons alors atteindre une ère de paix sur la terre.
Imam Al Hafiz B.A.Masri - Inde
J'ai le grand plaisir d'envoyer ce message à toute la fraternité aimante de la Paix, à travers le Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme. La publication du Livre International de la Paix est une nouvelle approche des problèmes qui ont commencé à prendre des dimensions globales durant ce siècle.
Nous parlons souvent de la paix en termes de cessation de conflits et d'hostilités entre les groupes ethniques et des nations. Cependant, le combat sur les champs de bataille, ou la lutte dans les arène culturelles, économiques et politiques, ne sont pas la cause de la discorde dans les relations humaines, ils osnt l'effet de la discorde intérieure dans nos esprits, inspirée par l'insécurité et la peur. Nous ne réussirons jamais à établir une paix éternelle sur terre sans supprimer les causes sociales, économiques et politiques de conflit. Pour réaliser cela, nous devrons apprendre comment engendrer à l'intérieur de nous-mêmes, individuellement, un état de tranquilité et de repos, un état d'esprit en paix avec lui-même.
Ce sont seulement ceux qui sont en paix avec eux-même qui peuvent être en paix avec le monde en général. Le Coran parle de cette sorte de paix intérieure en ces termes : "O homme qui atteint la paix intérieure ! Reviens avec joie dans le sein de ton Dieu. Entre au nombre de mes serviteurs, vient habiter le paradis (89:27-30). Le front des justes sera rayonnant de joie.
Le contentement de la vertu dilatera leur coeur. Ils habiteront le jardin de délices; les futilités seront bannies de ce séjour (88: 8-11).
Celui dont les oeuvres seront de poids jouira de la félicité. Celui dont les oeuvres seront légères sera précipité dans l'abîme (101: 6-9)
La paix ne peut être imposée ni par le bâton, ni par la carotte. Elle doit être gagnée par la magnanimité altruiste du coeur. Ceux qui aspirent à établir un nouvel ordre mondial devraient s'inspirer du couplet suivant de John Milton (1608-1674) : "La paix a ses victoires non moins renommées que celle de la guerre"
La liberté est une condition de paix - liberté de vouloir, indignitén peur et - plus que tout - liberté de se réaliser, de foi et d'expression. La liberté peut, cependant, devenir une arme à double tranchant sans une délicate distinction entre liberté et libertinisme. Il doit toujours être présent à l'esprit que la liberté capricieuse d'une personne peut devenir le poison d'une autre.
De la même manière, notre concept des "Droits" nécessite une révision. Nous nous sommes tellement habitués à penser en termes de droits de l'homme que nous parvenons à ignorer les droits des autres créatures. Biensûr, la cause des droits de l'homme est d'une grande importance mais l'est aussi la cause des droits de l'animal, les deux causes sont indissociables. Maintenant que les naturalistes ont commencé à découvrir les secrets du monde animal, un prétexte d'ignorance n'est plus une excuse valable. Il est grand temps que nous reconnaissions le fait biologique que nous autres humains sommes seulement l'une des innombrables autre espèce sur terre. Jusqu'à ce que nous apprenions à vivre en paix avec elles, nos prières pour la paix du monde risquent d'être ignorées. Le fait que nous, à la différence des animaux, avons été dotés de la capacité d'un raisonnement métaphysique, ne nous donne pas le droit particulier, ipso facto, à quelques indus privilèges sur les soit-disant 'bêtes'.
Au contraire, ce pouvoir volitionel nous donne une responsabilité supplémentaire pour défendre les droits de ceux qui sont incapables d'exprimer leurs protestations. Il nous est dit dans le Coran qu'un être humain privé de la capacité volitionelle se dégrade à un stade plus bas que le plus bas des animaux (95: 4-6; 5: 63)
La quintessence de tous les messages spirituels dans cet esprit nous amène à considérer que les destinées de la création humaine et animale sont interdépendantes. Même nos naturalistes ont commencé à prêcher fidélité à la nature et à la vie comme un tout agrégé, s'opposant ainsi aux nominalistes scolastiques du Moyen-Age. Le Saint-Prophète Muhammad, par exemple, nous dit : "Toute création ressemble à une famille de Dieu; et Il aime le plus ceux qui sont les plus bienfaisants envers Sa famille.Quiconque est bon envers les créatures de Dieu est bon envers lui-même. Une bonne action faite à une bête est aussi bonne que celle faite à un être humain; tandis qu'un acte de cruauté accompli envers une bête est aussi mauvais qu'un acte de cruauté envers un humain".
Enfin, le Coran appose un sceau sur le postulat de la parité biologique entre l'humain et le reste des espèces dans ce verset : "Il n'y pas d'animal sur terre ni un oiseau qui vole avec ses ailes qui ne voient des communautés comme nous ..." (6:38). Puisse Dieu nous aider à connaître notre place dans la nature.
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