Selon une distinction qui établit clairement, c'est la conscience qui conduit à la compassion non la raison dont il fait l'instance de l'égoïsme : la conscience est du côté de l'immédiateté du sentiment et veut porter secours à celui que le danger menace; la raison calcule, remet à plus tard toute dépense inutile à ses propres intérêts, introduit par le concept la distance que seule la pitié sait annuler.
C'est
pourquoi la pitié est plus vive chez l'homme naturel que
chez l'homme social ; elle continue cependant, selon Rousseau, à
se manifester dans l'état de société, restant
le sol et le véritable moteur de "toutes les vertus
sociales" telles que "la générosité,
la clémence, l'humanité, la bienveillance et l'amitié."
(Animal, mon prochain - Florence Burgat P.33)
"Rousseau élabore une histoire de la raison
pour répondre à la controverse et élargit la
définition du droit naturel afin de repenser les rapports,
non seulement des hommes entre eux, mais des hommes et des animaux.
il échange la raison contre la sensibilité qui devient
le nouveau centre : ce n'est pas le langage qui décide la
participation au droit, mais la capacité à souffrir."
(Animal, mon prochain - Florence Burgat P.37)
"Si
je suis obligé de ne faire aucun mal à mon semblable,
c'est moins parce qu'il est un être raisonnable que parce
qu'il est un être sensible ; qualité qui étant
commune à la bête et à l'homme, doit au moins
donner à l'un le droit de ne pas être maltraitée
inutilement par l'autre."
(Discours sur l'origine et les
fondements de l'inégalité parmi les hommes - J.J Rousseau)
"Les
grands mangeurs de viande sont en général cruels et
féroces plus que les autres hommes."
(Emile ou de l'éducation
- J.J Rousseau)
"Le
chasse endurcit le coeur aussi bien que le corps ; elle accoutume
au sang, à la cruauté."
(Emile ou de l'éducation
- J.J Rousseau)
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